Selon le baromètre 2025 publié par la Maison des Mandataires, le rebond du marché immobilier profite aux réseaux de mandataires. Parts de marché, croissance des transactions, reprise du recrutement : tous les indicateurs confirment l’ancrage durable de ce modèle, désormais incontournable dans la transaction immobilière en France.
Une reprise du marché qui profite aux mandataires
Le marché immobilier ancien a enregistré environ 940 000 transactions en 2025, en hausse de 11 % après un point bas en 2024. Une reprise attendue, portée par la détente progressive des taux de crédit et le retour de la confiance des ménages.
Mais cette amélioration conjoncturelle masque une réalité structurelle. Les réseaux de mandataires ont, une nouvelle fois, surperformé le marché. Avec 179 000 transactions réalisées, leur croissance atteint +22 %, soit deux fois plus rapide que celle du secteur.
Comme le souligne Vincent Pavanello, président de La Maison des Mandataires « une fois de plus, les réseaux de mandataires en ont profité bien davantage que les autres ».
Ce différentiel confirme une tendance lourde observée depuis plus d’une décennie : en phase de crise comme en phase de reprise, les mandataires gagnent du terrain.
28 % de parts de marché
En 2025, les réseaux de mandataires franchissent un nouveau cap avec 28 % des parts de marché de l’intermédiation, contre 26 % un an plus tôt.
La progression est spectaculaire à l’échelle du temps long :
- 3 % en 2010
- 11 % en 2017
- 28 % en 2025
En quinze ans, le modèle a changé d’échelle. Ce qui relevait de l’innovation organisationnelle est devenu une norme du marché.
Pour Vincent Pavanello, il ne s’agit plus d’une simple tendance. « Cette progression n’est plus une tendance : c’est un fait structurel ».
Plus significatif encore, cette progression s’est accélérée pendant la crise récente. Entre
2022 et 2025, les réseaux ont gagné 5 points de parts de marché, démontrant leur capacité à capter la valeur dans des environnements contraints.
Le retour de la croissance des effectifs confirme l’attractivité du modèle
Après deux années de contraction, les réseaux repartent à la hausse avec 47 000 mandataires en France fin 2025, soit +7 % sur un an.
Cette reprise du recrutement s’explique en grande partie par un phénomène de fond. « Le rebond concerne presque tous les acteurs et s’explique par un flux croissant de professionnels issus d’agences traditionnelles, attirés par un modèle plus rémunérateur et plus souple », observe Vincent Pavanello.
Il ajoute également que « la crise a joué le rôle d’accélérateur dans cette migration », confirmant que les transformations du secteur s’inscrivent dans une dynamique durable.
En parallèle, les mandataires représentent désormais 50 % des conseillers immobiliers, contre 29 % il y a seulement sept ans. Cette évolution traduit une progression continue du modèle de l’indépendance au sein de la profession.
Formation et structuration du modèle
Les réseaux de mandataires sont soumis aux mêmes obligations réglementaires que les agences immobilières, notamment en matière de formation continue.
En 2025, les conseillers ont suivi en moyenne 43 heures de formation, contre un minimum légal de 14 heures par an fixé par la loi ALUR.
Ces dispositifs reposent sur des formations internes, un recours croissant au e-learning et l’intervention de professionnels expérimentés.
Plusieurs indicateurs permettent également d’observer certaines évolutions dans l’activité :
- 44 % de mandats exclusifs
- 3,6 % de taux de commission moyen
- 8 100 € de commission moyenne
Des effets mesurés pour les ménages
Selon les données du baromètre, les réseaux de mandataires ont généré 179 millions d’euros de pouvoir d’achat pour les ménages en 2025.
Sur une période de cinq ans, 1,6 million de ménages ont été accompagnés par ces acteurs.
Ces éléments traduisent la place prise par les réseaux dans le parcours de transaction immobilière.
Une évolution du paysage immobilier
La progression des réseaux de mandataires s’inscrit dans une dynamique de transformation du secteur immobilier observée depuis plusieurs années.
Leur développement repose notamment sur :
- une organisation fondée sur des conseillers indépendants
- une structure sans agences physiques
- une adaptation aux évolutions du marché
Dans ce contexte, leur part de marché atteint 28 % en 2025, avec une progression régulière au cours des dernières années.
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