Faute d’accord parlementaire sur le budget 2026, la filière logement se retrouve sans cap ni outils. Logement neuf à l’arrêt, rénovation fragilisée, investisseurs découragés : l’absence de budget fait planer le risque d’une crise sociale durable, alertent les acteurs réunis au sein de l’Alliance pour le logement.
Une absence de budget aux effets immédiats
L’incapacité des parlementaires à s’entendre sur le budget 2026 prive le secteur du logement de tout dispositif de relance. Pour la filière construction, cette paralysie signifie l’absence de signaux clairs pour le logement neuf et une remise en cause des ambitions affichées en matière de rénovation énergétique.
Dans un contexte où la crise du logement s’aggrave sur l’ensemble du territoire, cet échec politique est perçu comme une faute lourde : l’offre se contracte alors même que la demande reste structurellement élevée.
Le « statut du bailleur privé », toujours attendu
Depuis plusieurs mois, les professionnels appellent à la mise en place d’un statut du bailleur privé capable de restaurer la confiance des investisseurs et de relancer l’offre locative. Mais les atermoiements et arbitrages contradictoires ont fini par neutraliser toute avancée concrète.
Pire, les compromis obtenus ces derniers mois en faveur du logement social se retrouvent fragilisés, renforçant le sentiment d’un secteur laissé sans boussole stratégique.
Une filière fragilisée, des emplois détruits
Les conséquences économiques sont déjà visibles. Malgré une légère progression de la production de logements sociaux, l’offre globale continue de reculer. Le bâtiment paie un lourd tribut : 65 000 emplois ont été détruits depuis 2022, fragilisant durablement les entreprises et les territoires qui en dépendent.
Pour les ménages, cette contraction de l’offre nourrit un sentiment de relégation sociale, en particulier dans les zones tendues où se loger devient un parcours d’obstacles.
L’Alliance pour le logement appelle les parlementaires à mesurer l’urgence de la situation.
Face à cette impasse, l’Alliance pour le logement appelle les parlementaires à mesurer l’urgence de la situation. Elle plaide pour des décisions rapides : mise en œuvre effective du statut du bailleur privé, soutien à la construction et baisse de la RLS pour redonner de l’oxygène au secteur.
Après trois années de propositions et d’efforts d’adaptation, les acteurs du logement dénoncent l’absence d’ambition globale. Sans budget, préviennent-ils, il n’y aura ni logements suffisants, ni réponses à la crise sociale qui s’annonce.




