Porté par une dynamique de développement et une visibilité accrue, L’Adresse revendique la pertinence de son modèle coopératif dans un marché immobilier encore incertain. À l’issue de la convention annuelle du réseau, son directeur général, Brice Cardi, revient pour Immobil-IA sur les principales annonces concernant les développements à venir et les engagements pris par l’Adresse.
Vous organisiez fin mars votre convention annuelle. Qu’est-ce qui est ressorti de cette rencontre ?
La convention de L’Adresse s’est tenue au Palais Omnisports à Issy-les-Moulineaux, à quelques mètres de notre siège, qui est situé sur le deuxième plus grand navire fluvial parisien à Boulogne-Billancourt. Nous avons réuni plus de 1 000 participants. Et en introduction, nous avons accueilli plus de 70 nouveaux associés sur scène, ce qui illustre la dynamique du modèle coopératif.
Le fil rouge de la journée était “l’optimisme pour croire, agir et réussir”. J’ai tenu à rappeler que la taille du réseau n’est pas une condition de l’innovation. L’Adresse a été pionnière à plusieurs égards : la mise en place d’une centrale d’achat permettant d’acquérir et de redistribuer outils et services à prix coûtant, grâce à laquelle notre offre de multidiffusion sur les portails immobiliers coûte 799 € par mois (contre 4 000 à 6 000 € habituellement).
Sur les assurances, nous avons été les premiers à internaliser cette activité et nous reversons 80 % de la marge aux associés. Nous revendiquons également le déploiement précoce de la signature électronique ou encore l’intégration d’un service de conciergerie pour accompagner les clients après la transaction.
Par ailleurs, cette année a été marquée par une croissance de notre notoriété, avec plus de 8 heures d’antenne sur des chaînes nationales comme TF1 ou BFM TV, soit l’équivalent de 8 M€ d’espace publicitaire. Une visibilité qui confirme une tendance : à défaut d’être encore le réseau le plus installé dans l’esprit des Français, L’Adresse est aujourd’hui celui qui tend à le devenir.
Quelles ont été les grandes annonces de cette convention ?
Une future application métier, utilisable avec ou sans connexion, doit être déployée avant l’été 2026. Un partenariat avec la solution Cadastre a également été officialisé, avec une intégration en marque blanche immédiatement accessible aux collaborateurs dès le lendemain de la convention.
Le réseau a aussi dévoilé une offre dédiée à l’immobilier de prestige, permettant de diffuser des biens sur une cinquantaine de portails internationaux ainsi que sur les grandes plateformes françaises, pour un coût marginal. Une illustration supplémentaire du rôle central de la centrale d’achat, qui permet de mutualiser les investissements et de proposer des services habituellement coûteux à des tarifs fortement réduits.
Par ailleurs, la convention a aussi été l’occasion d’aborder frontalement la question de la non-discrimination. Un module de formation a été présenté aux participants pour clarifier les pratiques autorisées et celles qui doivent être proscrites. Au-delà du diagnostic, nous avons pris un engagement fort : former l’ensemble des collaborateurs du réseau sur ces enjeux, afin d’ancrer concrètement ces valeurs dans les points de vente.
Pourquoi le modèle coopératif s’impose-t-il, selon vous ?
À la différence des réseaux de franchise, il repose sur une organisation horizontale, sans contrat contraignant sur plusieurs années ni droits d’entrée. Les agences deviennent associées, via une part sociale qui leur permet de participer aux décisions collectives, tout en s’engageant à respecter les statuts et les règles communes.
Cette organisation se traduit également sur le plan économique. Là où les franchises prélèvent généralement autour de 10 % du chiffre d’affaires, avec des minimums contractuels, le modèle coopératif fonctionne autour de 3 %, avec un taux pouvant descendre à 1,9 % au-delà d’un certain niveau d’activité. Sur d’autres activités, comme l’assurance, le réseau revendique un partage de valeur avec ses membres, en reversant jusqu’à 80 % des marges générées.
Au total, L’Adresse regroupe aujourd’hui 360 agences, portées par 250 associés, dont certains multi-sites. Une configuration qui permet de mutualiser les expériences et de faire émerger rapidement de nouvelles initiatives, grâce à une organisation à taille humaine.
Pourquoi avoir choisi l’optimisme comme thème de votre convention ?
Le marché repart, mais reste incertain. En 2024, les contraintes bancaires ont freiné le marché. En 2025, cela s’est amélioré. Début 2026 est bien orienté, mais il reste des incertitudes, notamment sur l’évolution des taux. Dans ce contexte, le choix de placer l’optimisme au centre de la convention prend tout son sens.
Notre métier repose sur deux éléments : le “vouloir” et le “pouvoir”. Vouloir, c’est d’abord la confiance et l’envie de s’engager des ménages, et pouvoir, ce sont les conditions d’accès au crédit. Dès lors, la posture des professionnels devient déterminante. Face à un projet immobilier, un discours défaitiste peut freiner, voire annuler une décision. À l’inverse, une approche engagée et convaincue peut accompagner et sécuriser le passage à l’acte.
L’optimisme n’est pas inné, c’est un état d’esprit qui se travaille. Et c’est ce que nous avons voulu transmettre à l’ensemble du réseau.
Comment intégrez-vous l’IA à vos services ?
L’intelligence artificielle est envisagée comme un levier d’efficacité. Elle doit permettre aux collaborateurs de gagner du temps sur les tâches opérationnelles, afin de le réallouer à la relation client. L’immobilier reste un métier d’accompagnement, avec une forte dimension émotionnelle.
On parle de projets de vie, qu’il s’agisse d’un premier achat, d’une location ou d’un changement de vie. Malgré les évolutions en cours, le réseau insiste sur la dimension profondément humaine du métier : accompagnement, empathie, engagement dans des projets de vie restent au cœur de l’activité.
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