Dans un marché immobilier encore marqué par l’ajustement des prix et l’attentisme de certains acquéreurs, la maison Emile Garcin confirme la résilience de l’immobilier de caractère. Portée par une clientèle fidèle, une demande internationale soutenue et une rareté persistante des biens, la maison familiale spécialisée dans les propriétés d’exception signe une année 2025 solide et se projette avec prudence mais confiance vers 2026.
Un marché sous tension, mais une demande intacte
Le ralentissement observé sur l’ensemble du marché immobilier n’épargne pas totalement les segments les plus premium. Mais chez Emile Garcin, le constat est clair : la demande reste forte, bien supérieure à l’offre disponible. « La principale limite n’est pas la demande, mais le manque de mandats de biens rares », souligne la maison dans son point marché 2025. Une tension structurelle qui continue de soutenir les valeurs sur les actifs les plus singuliers, qu’il s’agisse d’hôtels particuliers parisiens, de bastides provençales ou de chalets alpins.
Cette rareté joue un rôle clé dans la capacité du groupe à maintenir son niveau d’activité, malgré un environnement macroéconomique encore incertain. En 2025, Emile Garcin a réalisé 228 transactions, dont 75 % sur des biens inférieurs à 2 millions d’euros, confirmant un socle d’activité solide, complété par un segment ultra-premium toujours actif.
Paris et les régions emblématiques retrouvent un second souffle
En région parisienne, le dernier trimestre 2025 marque un net regain d’activité, porté par l’amélioration des conditions de financement. À Paris, certains quartiers historiquement très recherchés connaissent toutefois un ajustement. « Ce montre que même les secteurs traditionnellement « ultra-prisés » peuvent subir un « ajustement » après des années de hausse rapide », observe le groupe, notant un intérêt croissant pour des secteurs plus résidentiels et verdoyants comme le 16ᵉ arrondissement.
En régions, la dynamique reste favorable sur les marchés identitaires : Provence, Côte d’Azur, Megève, côte Basque, Normandie ou Bretagne continuent de concentrer l’essentiel de la demande pour les biens de caractère. Des territoires où l’art de vivre, le patrimoine et la qualité architecturale demeurent des critères déterminants pour une clientèle à la recherche de sens autant que de valeur refuge.
Une clientèle internationale toujours très présente
L’année 2025 confirme également l’ancrage international de la maison. Si la clientèle reste majoritairement française, 78 % des vendeurs et 84 % des acquéreurs, les acheteurs étrangers demeurent nombreux, notamment en provenance de l’Union européenne, des États-Unis et de pays comme la Suisse, la Belgique ou l’Allemagne.
Les Américains, en particulier, renforcent leur présence à Paris, en Provence et sur la Côte d’Azur, avec un fort attrait pour les locations de villégiature, soutenu par le dynamisme événementiel de villes comme Cannes. À l’international, Marrakech s’impose comme un marché très actif, porté par une clientèle plus jeune en quête de biens authentiques, tandis que la Belgique bénéficie des effets positifs de la baisse des droits d’enregistrement.
2026 : un rebond attendu, sous conditions
Les perspectives pour 2026 s’annoncent prudemment optimistes. Emile Garcin anticipe « un rebond rapide suite à la reprise du dernier trimestre 2025 », avec une hausse modérée des volumes et une bonne tenue, voire une progression des prix sur les biens les plus rares. Le scénario reste toutefois conditionné à l’évolution des taux d’intérêt, au contexte macroéconomique et aux incertitudes géopolitiques, susceptibles de prolonger l’attentisme d’une partie des acquéreurs.
Dans un marché redevenu sélectif, la maison Emile Garcin continue ainsi de capitaliser sur ce qui fait son ADN depuis plus de soixante ans : la rareté, le patrimoine et une lecture fine des attentes d’une clientèle exigeante.




