Une étude menée par Orisha Real Estate, en partenariat avec la FNAIM Grand Paris, met en lumière un décalage persistant entre les attentes des Français et la perception des professionnels du secteur. Si les missions traditionnelles restent fondamentales, les particuliers réclament avant tout sécurité, conseils et transparence.
Des missions classiques toujours centrales, mais désormais insuffisantes
Alors que le marché immobilier traverse une zone de turbulence inédite, Orisha Real Estate a voulu confronter le regard des Français à celui des professionnels de l’immobilier, agents de transaction, gestionnaires et syndics. L’ambition consiste à comprendre ce que les particuliers attendent réellement, et vérifier si les professionnels en ont une perception juste.
Selon l’étude, les missions traditionnelles demeurent incontournables. Les Français continuent de considérer comme prioritaires l’évaluation de la valeur des biens (70 %), l’organisation des visites (67 %) et l’identification des biens correspondant à leurs besoins (66 %).
Mais leurs attentes dépassent aujourd’hui ces fonctions techniques. Les particuliers souhaitent avant tout être accompagnés par des « garants de sécurité et de confiance ». Ils attendent ainsi que les professionnels défendent leurs intérêts (70 %), sécurisent les procédures (66 %) et proposent des solutions en cas de litige (58 %).
Transparence, conseil et relation humaine apparaissent comme les piliers de cette confiance, confirmant que l’immobilier demeure un métier fondé sur l’accompagnement plutôt que sur la seule expertise technique.
Un écart notable entre perception et attentes
L’étude met en évidence plusieurs écarts entre les attentes des Français et la perception qu’en ont les professionnels. Ces derniers surestiment l’importance de certaines missions, comme l’évaluation des biens (+14 points), l’identification des biens adaptés (+14 points) ou la communication sur l’avancement du projet (+11 points). Ils surestiment également leur rôle dans la défense des intérêts du client (+14 points).
À l’inverse, ils sous-estiment des éléments pourtant jugés essentiels par les particuliers, comme l’organisation des visites (–19 points), le conseil administratif et juridique (–6 points) ou encore la gestion des litiges (–5 points). Ces écarts traduisent une difficulté à hiérarchiser correctement les attentes réelles des clients.
Expertise locale et relation humaine : les critères décisifs
Lorsqu’ils choisissent un professionnel, 52 % des Français privilégient l’expertise locale du marché et 49 % la transparence des honoraires. Le lien humain reste tout aussi déterminant : 57 % attachent de l’importance à la qualité de la relation et 41 % à la réactivité.
Les professionnels, de leur côté, estiment davantage que leur image de marque joue un rôle central et sous-évaluent l’importance de leurs honoraires dans la construction de la confiance.
Une confiance réelle mais mesurée
Près de 69 % des Français déclarent faire confiance aux professionnels de l’immobilier, mais seuls 9 % se disent « totalement confiants ». Les principales raisons de méfiance tiennent à la perception selon laquelle les professionnels défendraient d’abord leurs propres intérêts (64 %) ou manqueraient de transparence (47 %).
Les professionnels évaluent leur niveau de confiance perçu à 81 %, soit 12 points de plus que la réalité. Là encore, un décalage s’installe entre les deux regards.
« Les Français attendent de la transparence, de la proximité et du conseil humain »
Selon Reda Mahfoud, CEO Orisha Real Estate « Cette étude met en lumière un paradoxe intéressant : les professionnels de l’immobilier connaissent globalement les attentes de leurs clients, mais peinent parfois à les hiérarchiser. Les Français attendent de la transparence, de la proximité et du conseil humain. L’enjeu, pour la profession, est de reconnecter expertise et relation, et d’utiliser les outils digitaux pour renforcer, non remplacer, la confiance. »

